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lundi 12 mai 2014

Format paysage

Les pieds dans la terre, la geisha du sud-ouest s’entortille les orteils dans le moelleux des entrailles. Le grouillement sismique la rassure comme d’autres ressentent le calme devant la marée. Ses orteils baignent dans un ressac, terreau fertile où les coquillages sont de petits cailloux. Neurones à vide, bonheur au ventre à s'en mordre la joue. Le soir s’annonce calme sans mouvement de cuisse intempestive. Une nuit magnifiquement morte. Derrière elle, le mur de pierre indigo brille sous le chant cyclothymique des lucioles narguant le mollasse vent fournaise. La chaleur même derrière les genoux. Les traînées de perséides fendent le décor et la maiko paisible comme le ventre de la mer trace des signes de feu dans le sol. Il fait collant parfait, partout. La geisha blanche, sa comparse, se balance les pieds dans le lac en chantonnant "j'suis décadente" de Miss Fontaine. Dans ce roulis de douceur, le monde ne semble plus que se balancer dans un hamac. Un jardin suspendu.

1 commentaire:

Le silence est une option viable