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samedi 17 mai 2014

Les joies sauvages

Homme distrait: Vous disiez?

Geisha grise: Que j’affectionne ce genre d’endroit. Là où tous s’imprègnent, s’incrustent dans les fibres d’une pièce sans la marquer réellement. J’adore aussi l’odeur du faux propre qui côtoie la poussière des tapis et ce manque de goût cueillant les échanges, les malaises, les fuites ainsi que les imprévues. Les chambres louées à l’heure embaument souvent les additions de la chaire, se parfument de la multiplication des corps, embrouillent ma cervelle d’une barrière psychique d’odeurs lourdes grinçant comme une télé mal syntonisé. Dans les lieux inconnus, je me sens chez moi en toute vulnérabilité avec comme carapace, des joies sauvages.

1 commentaire:

  1. Oh! Le trouble de ton texte, j'aime ça! Quel effet ça me fait...

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