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mardi 15 juillet 2014

La chambre anatomique

Parfois les idées se construisent rapidement, si l’accès à la caverne du subconscient est chose facile. En général, quand cela se produit, c’est sous l’effet d’un élan puissant. Une vague de fond, un tsunami. La réplique à un tremblement de terre, matière sismique. C’est apparu ainsi dans ma cervelle, cette image froide, fermée, sécurisée, pas propret. Une porte en métal grossier. J’écoutais en boucle «All in» et ça résonnait bien dans l’appartement, ça réchauffait. Ça donnait du jaune à l’image, une couleur feu qui manquait sur l’original. J’avais en tête de répondre le plus graphiquement possible. J’ignore encore pourquoi, c’est le chemin que ma pulsion à prise, celles-là, on ne les questionne pas. Un fantasme de proximité assurément, c’est toujours cela dont il s’agit chez moi. Comment peut-on être plus près en longeant l’autre ? J’ai pas trop analyser le comment du pourquoi, je l’ai fait les yeux fermés. Je suis revenue à mon bureau, ouvert Photoshop et commencé la dissection des éléments prélevés. Puis j’ai détouré les lèvres. La bouche s’est plantée là, pas ailleurs car l’emplacement était juste. Juste de quoi je l’ignore mais ailleurs cela aurait perdu de sa force, de son intensité et puis j’ai mis le jaune. Quand j’ai pris du recul, j’ai vu la puissance de l’image. Un miroir qui résonne depuis des lustres et des lumières. Un ailleurs dans mon ventre, enfouis, cadenassé. La clé de la chambre anatomique.

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Le silence est une option viable