Translate

jeudi 18 décembre 2014

Effet marshmallow

Le terme de passif-agressif (PA) s’applique au comportement de certains individus dont l’agressivité s’exprime par de la passivité. Il s’agirait d’un mécanisme de défense se traduisant par un comportement d’obstruction, d’inertie et de résistance passive. Une sorte d’effet marshmallow : toute empreinte est immédiatement suivie d’un retour à la forme initiale. Aucune mémoire de l’acquis, pas de mémoire de forme. Les spécialistes nous expliquent d’ailleurs que le PA n’aurait pas plus d’empathie ni de capacité de remise en question qu’un marshmallow.

Les manifestations de la passivité-agressivité. Elles sont multiples : paresse, procrastination, peur de faire confiance voire paranoïa, manipulation des personnes voire mensonges et attitudes malhonnêtes. Le PA n’exprime pas son hostilité, il évite la compétition, il s’entête, il craint l’autorité, oublie les rendez vous ou multiplie les retards. Son comportement est source de situations chaotiques, il est intentionnellement inefficace. Il perd volontiers les objets, a toujours des excuses, rend les autres responsables de ses propres échecs et se comporte en victime. Toute demande, suggestion ou simple conseil sont vécus comme des agressions. Il n’a aucune empathie envers autrui, oublie le respect des règles établies, ne ressent aucune culpabilité et s’avère incapable de mettre à profit les expériences passées. Il demeure évasif dès qu’on essaye d’être factuel.

L’expression de ces caractéristiques peut n’être que partielle dans une forme dégradée ou mineure. La composante paranoïaque reste significative. À l’opposé le PA peut laisser échapper quelques bouffées d’agressivité non contenue, le plus souvent à l’égard d’individus dont il sait qu’il n’a rien à craindre et dont il fait les victimes expiatoires ponctuelles de son incapacité à gérer la vraie adversité.

Passivité-agressivité et altérité. Le PA dit oui mais fait non. Son comportement est source, chez l’autre, d’exaspération, de frustration. Il vous confronte rapidement à un sentiment fort d’impuissance face à son incapacité à être factuel, à se remettre en cause et à s’adapter aux données de l’expérience. Il est volontiers dogmatique et péremptoire dans son inertie. Ses tactiques d’évitement de la confrontation ou de la compétition, vont ainsi conduire au conflit et déclencher la violence de l’autre.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Le silence est une option viable