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lundi 1 juin 2015

De la cendre pâle recouvrait les cheveux noirs de la geiko. Poussière de feu identique à celle qui ensevelissait Heian-kyō, capitale de la paix et de la tranquillité. Les teintes grises enveloppant le décor discutaient avec l’étrange opacité du ciel pendant que la geisha Topaze balayait en silence les marches crayeuses. 

Tout avait perdu de son intensité colorimétrique depuis que l’homme blanc et bleu turquin avait quitté le village puis la ville. Le sang mot était devenu présence fantomatique plus puissante que le souvenir. Encre veineuse, au filon ferreux épuisé. Sa couleur passée, n’éclairant plus que les allées des pivoines détruites. La geiko plongea glissa sa main libre dans la poche intérieure de son kimono, le passe-partout de la chambre de faïence ronronnant au creux de sa main. Serrant le poing, elle plongea son regard encore vif dans la mer de chaux et conclu à voix haute. « Pourriture de temps. »

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Le silence est une option viable