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jeudi 27 octobre 2016

Dépigmentation

Matin gris avec touche de plumes fauves. La lumière hivernale commence à pointer sa cuisse légère et dénudée, bien avant que l'avalanche titane nous avale tous.

Avec l'absence du soleil, s'ajoute les tons terreux et les mélanges d'oxydes de fer, créant la fameuse teinte étain présente partout. Il n'est pas encore froid ce gris, gorgé de l'or des moissons, de la muerte ocre des passions. La fin de l'automne, c'est de la braise de cendre chaude.

Ce foisonnement dans la saison des couleurs, m'amène inévitablement à souhaiter que le vide s'amène, mon appel inconscient à la dépigmentation. Ne sachant souvent pas quoi faire avec le trop, sauf s'il se retrouve sur la toile. Je réalise que dans mon pictural, je passe du vide au plein, rarement l'inverse. Que le plein, je n'ai jamais su en faire un moteur de création.

7 commentaires:

  1. C'est complètement excitant ton écriture.. ton processus. Le vide, le silence, le blanc, pour la création. On dirait une bête fauve qui attend l'absence des autres pour sortir son jus et son arc volcanique.

    Vivement l'hiver alors, le plat gris du dehors, pour que l'on revoit resurgir tes couleurs.

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    1. C'est gentil Charlu. Le boulot me gruge à nouveau du temps et des nerfs. J'ai moins de jus pour produire mais bon, faut continuer. Et toi? À quand la peinture?

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    2. Ouh là, il fallait que je change qq chose, inspiration ou technique. Du coup, je suis en train d'essayer une autre technique, histoire de garder l'inspiration de la tour ;D
      Mine de plomb enfin graphite, gouache sur papier..truc bidule... à voir.

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    3. Changer de façon de faire permet d'aquérir souvent de nouveaux angles. Je suis contente que tu poursuives. On fait toujours un peu la même toile au fond, en ligne continue. J'espère que tu nous partageras.

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    4. Oui c'est ça le truc qui fait cogiter un max.. faire tjrs la même toile, jusqu'à LA toile.. J'aime la profondeur des huiles, j'ai peur du contraste plat.. mais tt est dans mon crane.. j'ai une envie de non couleur.. c'est bizarre.. je m'explique pas.. du carbone, du fusain, de la sanguine... c'est comme en bouche, j'ai des envies de châtaigne et de noisettes et d'ancien légumes.. topinambour et rhubarbes.
      Il va falloir que je fasse sans l'ocre.. dur ;D

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    5. ..enfin nan.. je fais des essais sur papier kraft :D

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    6. Faut que tu remplaces l'ocre par autre chose. Quand on réduit, ce qui est bien, ça permet de toucher mieux à la texture. Les japonais avait saisis cela dans leur art minimaliste. La grandeur vient du simple qui n'est pas l'homme mais son battement. C'est là que la source est mais faut se départir souvent de nos habitudes les plus tenaces. Le papier kraft c'est fort comme matière.

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Le silence est une option viable