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vendredi 20 février 2015

La persistance de l'instinct chez les êtres vivants, sous les apparences de l'intelligence

La persistance de l'instinct chez les êtres vivants, sous les apparences de l'intelligence, est pour moi l'un des spectacles les plus intimes et les plus constants. Le déguisement irréel de la conscience ne sert qu'à mettre en relief, à mes yeux, cette inconscience qui ne déguise rien.
De la naissance à la mort, l'homme vit esclave de cette extériorité à lui-même qui est celle des animaux. Durant sa vie entière, il ne vit pas, mais végète, à un degré supérieur et avec une plus grande complexité. Il suit certaines normes sans même savoir qu'elles existent, ni qu'il les suit, et ses idées, ses sentiments, ses actes sont tous inconscients - non pas qu'il manque aux hommes la conscience, mais parce qu'ils n'ont pas deux consciences.
L'intuition vague de ne posséder qu'une illusion - voilà le lot, et pas davantage, des plus grands hommes.

Je suis le fil - en laissant ma pensée divaguer - de l'histoire banale des vies banales. Je vois combien les gens sont esclaves, en tout, de leur tempérament inconscient, des circonstances extérieures imposées du dehors, des élans les poussant ou non au contact avec autrui, et qui dans ce contact même, par lui et grâce à lui, s'entrechoquent comme des coquilles de noix.
Combien de fois ai-je entendu répéter cette phrase qui symbolise toute l'absurdité, tout le néant et toute l'inconnaissance verbale de la vie, cette phrase qu'on prononce à propos d'un quelconque plaisir matériel : « Voilà tout ce qu'on emporte de la vie... » Emporter? Pour quoi faire? Pour emporter où? Que ce serait triste de les éveiller de l'ombre par une question pareille... Seul un matérialiste peut prononcer une telle phrase, parce que pour la prononcer il faut être, même inconsciemment, matérialiste. Que pense-t-il donc emporter de la vie, cet homme, et comment? Où croit-il emporter sa côte de porc arrosée de vin rouge?

6 commentaires:

  1. inutile d' "emporter"
    on ne fait que passer
    à peine plus gros
    qu'une poussière

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    1. On ne fait que passer ici mais on y est depuis toujours en même temps, ici et ailleurs.

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  2. Cette pensée ne semble pas assez claire voire confuse, car lui aussi - et cela est la nature de l'homme - a été esclave de son inconscient et de ses désirs. L'homme à bien évidemment deux consciences : celle de l'ombre et celle de la lumière.

    L'homme ne se réduit pas aux émotions, ni à l'intellect, ni à l'action.
    l'homme est une totalité.
    l'intellect, les sentiments, l'action,
    ces trois éléments
    quand ils sont en harmonie font l'homme.
    Svami Prajnanpad

    Bonne soirée

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  3. J'aurais aimé qu'il écrive plutôt "Ils n'auraient pas d'eux conscience". Une simple particule qui fait toute la différence. Toutes les particules élémentaires qui nous forment seront encore là quand nous n'y serons plus. Est-ce qu'une voiture en pièces détachées est encore une voiture? Serait-elle encore une voiture, mais tout simplement dans une forme différente? Potentiellement, elle est encore toute là, il suffit de la ré-assembler. Est-ce que "JE" est simplement un assemblage complexe de particules élémentaires? Si c'est le cas, alors nous sommes immortels puisqu'il suffirait de nous ré-assembler pour revivre, ressusciter avec toute notre conscience, nos émotions, nos souvenirs, tous nos sens, mais si au sein de cet assemblage de particules, il y avait un autre chose qui détermine le "JE", alors même ré-assemblée, ce corps ne serait sans doute qu'une voiture sans conducteur.

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    1. Ce que j'ai aimé de ce texte, c'est la notion de la faculté de l'inconscient qui mène un bon 90% de nos opérations et la fonction de la conscience qui est le rationnelle avec qui nous pensons dialoguer uniquement. D'où le déguisement et le masque que nous portons, même quand nous pensons être vrai. Nous savons que nous ne pouvons apprendre à l'inconscient à parler le langage du réel mais que par contre, nous pouvons faire l'inverse. C'est un texte sur sa réflexion du masque dans le réel, lié à la survie lié à l'inconscient. Je ne sens pas qu'il discrédite une ou l'autre forme mais qu'il observe que l'homme est au prise avec un niveau quand les niveaux sont multiples. Je pense plus qu'il parle d'un constat de mouvement habituel chez l'homme. En ce sens, je suis parfaitement d'accord en regardant l'humain sans le juger. C'est la façon que nous avons tous été éduqués, moulés, formatés.

      Il se peut que nous soyons immortelles et que nous vivons des dizaines de vies en parallèles... on ne sait rien où les gens vont. Il y a tellement de possibilités que nous n'avons pas encore créer ou imaginés. Merci pour ta visite Pierre, bon dimanche. xx

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    2. Mais je suis peut-être dans le champs. :)

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Le silence est une option viable