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mardi 5 août 2014

L'art français de la guerre

Il fallut le cinéma pour me l'apprendre: la destruction des corps à la machine s'accompagne d'une effacement des âmes dont on ne s'aperçoit pas. Lorsque le meurtre est sans trace le meurtre lui-même disparaît; et les fantômes s'accumulent, que l'on est incapable de reconnaître.

Alexis Jenni, L'art français de la guerre

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