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lundi 15 décembre 2014

L’économie capitaliste comme moteur de l’hypersexualisation

Quel est le lien entre l’hypersexualisation et l’économie capitaliste? Cette dernière repose sur un système institutionnel régi par l’argent pour la recherche du profit et l’accumulation de capital. Le pouvoir économique s’y concentre dans les mains des élites pour leur seul bénéfice. La logique capitaliste vise la production de biens au plus bas coût et leur vente à un prix élevé, pour un profit optimal. Ce type d’économie se base donc sur la consommation et se distingue aussi par la monétarisation des rapports sociaux (groupe défini par un style ou un mode de vie « achetable », magasiner pour donner un sens à sa vie, etc.).De plus, il s’agit d’un système réfractaire à la sensibilité et aux considérations éthiques. La « mythologie » capitaliste du XXIe siècle veut nous faire croire qu’il existe des postulats économiques, c’est-à-dire des principes indémontrables qui paraissent légitimes et incontestables. Deux de ces propositions prétendument incontournables concernent le phénomène d’hypersexualisation:

1) la possibilité et le besoin, dans un système capitaliste, d’une croissance économique illimitée;
2) le sexe (et toute chose sexuelle) est un argument de vente facile et rentable.

Cette économie marchande recherche sans cesse de nouvelles cibles de consommation qui se révèlent de plus en plus jeunes. Les préados constituent un marché de choix : ces jeunes forment la cohorte démographique la plus importante après les baby boomers. Leur pouvoir d’influence et d’achat est sans précédent car si les préados ne travaillent pas, ils disposent de l’argent et du pouvoir de leurs parents. Consommer, dans cette idéologie, donne un sens à la vie. Jeunes et adultes sont encouragé(e)s à acheter une panoplie de produits (au-delà de la satisfaction de leurs besoins) pour calmer leur crainte de ne pas être à la hauteur des modèles véhiculés. Cependant, dans un contexte de mondialisation, les jeunes filles de toutes origines, se retrouvent piégées dans la boucle des échanges capitalistes : d’une part, elles sont exploitées comme productrices bon marché des pays en voie de développement, et de l’autre, elles sont incitées à la consommation dans les pays industrialisés.

2 commentaires:

  1. Une réflexion importante pour nous les adultes qui fabriquons toutes sortes de névroses sociétales à consommer, en prêt à porter, qui nous donnent un faux sentiment de toute puissance et une dramatique responsabilité générationnelle.
    Mais malgré des dégâts collatéraux, je veux espérer que les jeunes inventeront des parades pour détourner la dictatures des adultes et construire eux mêmes leur destin.
    Une pensée profonde pour ces jeunes écoliers tués au Pakistan.

    Bonne fin d'année ! et continuons à nous interroger pour ne pas garder la tête dans le sable.

    Très amicalement :-)

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    Réponses
    1. Une responsabilité générationnelle qui perdure depuis le début de l'homme. Je crois que l'on porte une névrose ancienne dans nos cellules. La médecine traditionnelle est loin d'être habilités dans ce genre de champ d'expertise et c'est bien dommage. On va souhaiter que la jeunesse soit connecter sur d'autres façon de voir le corps et ses névroses. Je ne suis pas au courant pour la tuerie, j'ai arrêté les nouvelles, Le peuple palestinien vit des jours sombres, une pensée aussi.

      Merci pour les mots, la sagesse et la visite chez moi.

      Amicalement.

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